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Génétique et hérédité

~27 min de lecture 7 sections
← Module : Transmettre et exprimer l'information

Ce que tu vas travailler

Relier division cellulaire, expression des gènes et transmission des caractères.

Prérequis : Structure de la cellule et des acides nucléiques.

Lis les explications, refais les exemples sur papier, puis cherche les exercices avant d’ouvrir leur correction. La fiche de synthèse, lorsqu’elle est disponible, sert à réviser après le cours.

Précision sur les modèles de ce cours

Les exemples « yeux bruns / yeux bleus » ci-dessous doivent être lus comme un modèle fictif à un seul gène : la couleur des yeux humains dépend de plusieurs gènes. Les conclusions BB, Bb ou bb ne permettent donc pas de déterminer le génotype d'une personne à partir de ses yeux. Les règles de dominance et de récessivité décrites supposent un modèle mendélien simple ; elles ne s'appliquent pas à tous les caractères. Deux copies par gène correspondent au cas diploïde autosomique, avec des exceptions notamment pour les chromosomes sexuels. Le phénotype dépend aussi du milieu. Le chapitre « Arbres généalogiques et groupes sanguins » développe ces distinctions.

Deux parents en bonne santé, un enfant atteint de mucoviscidose. Comment est-ce possible ? La réponse tient dans un tableau à quatre cases dessiné il y a 160 ans par un moine dans son jardin de pois.

La génétique du concours est mécanique : le vocabulaire posé, l'échiquier de Punnett fait le reste. Ce qui se teste, c'est ta rigueur, pas ton intuition.

Sommaire du cours

1Le vocabulaire de la génétique

Avant tout calcul, il faut poser un vocabulaire précis, car une seule confusion de mot fait rater tout un exercice. Un gène est une portion d'ADN qui code une information héréditaire — « couleur des yeux », « groupe sanguin ». C'est une recette écrite dans le chromosome. L'être humain possède environ 20 000 gènes répartis sur ses 23 paires de chromosomes.

Un même gène existe souvent sous plusieurs versions : ce sont les allèles. Le gène « couleur des yeux » a un allèle « bruns » et un allèle « bleus ». Comme nos chromosomes vont par paires (un du père, un de la mère), on possède toujours deux allèles par gène — parfois identiques, parfois différents. L'emplacement précis d'un gène sur son chromosome est son locus (pluriel : loci) : son adresse fixe, la même sur les deux chromosomes de la paire.

Quand les deux allèles diffèrent, ils ne s'expriment pas à égalité. Un allèle dominant (noté en majuscule, ex. A) impose son caractère dès qu'il est présent en un seul exemplaire. Un allèle récessif (noté en minuscule, ex. a) ne s'exprime que s'il est présent en double, sans dominant pour le masquer. C'est pourquoi deux parents aux yeux bruns peuvent avoir un enfant aux yeux bleus : chacun cachait un allèle récessif « bleu » derrière son allèle dominant « brun ».

La convention des lettres

On utilise la même lettre pour les deux allèles d'un gène : majuscule pour le dominant, minuscule pour le récessif. B = brun (dominant), b = bleu (récessif). Ne mélange jamais deux lettres différentes (A et b) pour un même gène : c'est la source d'erreur numéro un des débutants.

🧩 Deux parents aux yeux bruns ont un enfant aux yeux bleus. L'allèle « bleu » est-il dominant ou récessif ? Justifie.

Facile

🧩 Chez le pois, la tige haute (T) domine la tige naine (t). Que signifie chacune des combinaisons TT, Tt et tt en termes de taille ?

Intermédiaire

2Génotype et phénotype

Voici la distinction la plus importante — et la plus piégeuse — du chapitre. Le génotype est l'ensemble des allèles d'un individu pour un gène : le texte écrit dans l'ADN, invisible à l'œil, qu'on note en lettres (BB, Bb ou bb). Le phénotype est le caractère observable qui en résulte : couleur réelle des yeux, taille, groupe sanguin — ce qu'on peut voir ou mesurer.

La subtilité est qu'un même phénotype peut cacher plusieurs génotypes. Un individu aux yeux bruns peut être BB ou Bb : dans les deux cas ses yeux sont bruns, mais ce qu'il transmet à ses enfants diffère. À l'inverse, le phénotype récessif ne cache qu'un seul génotype : des yeux bleus sont forcément bb, car la moindre présence de B les rendrait bruns. On résume par une flèche génotype → phénotype : le génotype est la cause, le phénotype la conséquence observable. Au concours, on reste sur le cas simple où le génotype détermine entièrement le phénotype.

Trois niveaux de lecture du phénotype

Le mot « phénotype » se décline à plusieurs échelles : macroscopique (les yeux bruns qu'on voit), cellulaire (la présence de pigment dans l'iris) et moléculaire (la protéine effectivement fabriquée par le gène). Les trois découlent du même génotype. En médecine, on remonte souvent du phénotype visible (un symptôme) vers le génotype responsable.

🧩 Un individu a le génotype Bb pour la couleur des yeux (B brun dominant, b bleu récessif). Quel est son phénotype ?

Facile

🧩 On observe une personne aux yeux bleus. Peux-tu déduire son génotype avec certitude ? Et une personne aux yeux bruns ?

Intermédiaire
Le réflexe concours⏱ 15 s — génotype ou phénotype ?
  1. 1Génotype = les allèles, ce qui est écrit (Aa, aa). On l'écrit entre parenthèses.
  2. 2Phénotype = ce qui se voit (yeux bleus, malade ou sain). On l'écrit entre crochets.
  3. 3Deux génotypes différents peuvent donner le même phénotype : AA et Aa se ressemblent.

3Homozygote et hétérozygote

Ces deux mots décrivent la composition du génotype pour un gène. Un individu est homozygote quand ses deux allèles sont identiques : BB (homozygote dominant) ou bb (homozygote récessif). Le préfixe « homo- » signifie « même ». Un homozygote transmet toujours le même allèle : un BB ne donne que des gamètes B.

Un individu est hétérozygote quand ses deux allèles sont différents : Bb. Il présente le phénotype dominant (B masque b), mais reste porteur de l'allèle récessif : il peut le transmettre sans le manifester. Cette notion de porteur sain explique la transmission silencieuse de nombreuses maladies récessives.

La différence est capitale pour prédire une descendance : un hétérozygote Bb produit deux types de gamètes à parts égales (50 % B, 50 % b), un homozygote un seul type. C'est de là que naît le hasard des croisements.

GénotypeNomPhénotype (B dominant)Gamètes produits
---------------------------------------------------------
BBHomozygote dominantBrun100 % B
BbHétérozygoteBrun (porteur de b)50 % B, 50 % b
bbHomozygote récessifBleu100 % b

Homozygote ne veut pas dire dominant

« Homozygote » décrit seulement le fait que les deux allèles sont identiques — ils peuvent être identiquement dominants (BB) ou identiquement récessifs (bb). Ne confonds pas « homozygote » (structure du génotype) avec « dominant » (comportement d'un allèle). bb est bien homozygote, quoique récessif.

🧩 Parmi les génotypes TT, Tt et tt, lesquels sont homozygotes et lequel est hétérozygote ?

Facile

🧩 Un individu hétérozygote Aa produit combien de types de gamètes, et dans quelles proportions ? Et un homozygote AA ?

Intermédiaire

4Les lois de Mendel et l'échiquier de Punnett

AaAaAAAaAaaa3 dominants : 1 récessif
Croisement Aa × Aa : l'échiquier donne 3 dominants pour 1 récessif (aa, en or).

Gregor Mendel, moine et botaniste du XIXᵉ siècle, a établi les lois de l'hérédité en croisant des milliers de pois. Sa première loi (ségrégation) énonce que les deux allèles d'un gène se séparent lors de la formation des gamètes : chaque gamète ne reçoit qu'un seul des deux allèles. C'est la conséquence directe de la méiose. Sa deuxième loi (assortiment indépendant) dit que les allèles de gènes différents se répartissent indépendamment.

À la fécondation, un gamète du père rencontre au hasard un gamète de la mère : les allèles se recombinent aléatoirement en une paire complète. Pour prédire tous les enfants possibles et leurs proportions, on utilise l'échiquier de Punnett : gamètes de la mère en colonnes, gamètes du père en lignes, chaque case donne un génotype possible de l'enfant, toutes équiprobables.

Prenons Bb × Bb. Chaque parent produit des gamètes B et b (50 %/50 %) :

B (mère)b (mère)
----------------------------
**B (père)**BBBb
**b (père)**Bbbb

On lit directement : 1 BB, 2 Bb, 1 bb, soit un rapport génotypique 1:2:1. Comme BB et Bb donnent tous deux le phénotype dominant, le rapport phénotypique est 3 dominants pour 1 récessif, le fameux 3:1. Manipule les gamètes des parents dans l'outil ci-dessous et observe l'échiquier se remplir :

🔧 Croise deux parents : l'échiquier de Punnett donne les génotypes des enfants (A dominant, a récessif).

Aa
AAAAa
aAaaa

Phénotype : 3/4 dominant · 1/4 récessif

Le croisement Aa × Aa donne la fameuse proportion 3 : 1 (3 dominants pour 1 récessif).

P(aa)=12×12=14\displaystyle P(\text{aa}) = \dfrac{1}{2} \times \dfrac{1}{2} = \dfrac{1}{4}
Probabilité d'un enfant homozygote récessif dans un croisement Aa × Aa.

Comment remplir un Punnett sans se tromper

1) Écris le génotype de chaque parent. 2) Déduis ses gamètes (un hétérozygote → 2 types, un homozygote → 1 type). 3) Place les gamètes en marge du tableau. 4) Remplis chaque case en combinant ligne et colonne, en écrivant toujours la majuscule en premier. 5) Compte les génotypes, puis regroupe-les en phénotypes.

🧩 Dans un croisement Bb × Bb, quelle fraction des enfants a le phénotype récessif ?

Facile

🧩 On croise deux plantes hétérozygotes Tt (T haute domine t naine). Sur 400 descendants, combien attend-on de plantes naines et combien de plantes hautes ?

Concours
Le réflexe concours⏱ 30 s — remplir un échiquier
  1. 1Écris les gamètes de chaque parent, un par ligne, un par colonne (Aa donne A et a).
  2. 2Croise case par case, puis regroupe les résultats identiques.
  3. 3Aa × Aa donne toujours 3 dominants pour 1 récessif : si tu ne tombes pas dessus, revérifie tes gamètes.

5Croisements monohybrides

Un croisement monohybride suit un seul gène à la fois. Quelques configurations types reviennent au concours. Le cas emblématique est Aa × Aa (deux hétérozygotes) : rapport phénotypique 3:1, rapport génotypique 1:2:1. À connaître par cœur, car c'est exactement celui de deux parents porteurs sains d'une maladie récessive.

Deuxième cas fondamental : le test-cross (croisement-test). Il détermine si un individu de phénotype dominant est homozygote (AA) ou hétérozygote (Aa) — information invisible sur son seul phénotype. On le croise avec un homozygote récessif (aa), qui ne fournit que des gamètes a. Si l'individu est AA, toute la descendance est Aa (100 % dominant). S'il est Aa, on obtient 1/2 Aa et 1/2 aa, un rapport 1:1 où la moitié montre le caractère récessif. L'apparition du phénotype récessif trahit donc un parent hétérozygote.

Voici les trois croisements de référence, à mémoriser :

CroisementRapport phénotypiqueInterprétation
--------------------------------------------------
AA × aa100 % dominant (Aa)Toute la descendance hétérozygote
Aa × Aa3 dominant : 1 récessifDeux porteurs sains
Aa × aa1 dominant : 1 récessifTest-cross révélant l'hétérozygote

Le réflexe du 3:1 et du 1:1

Devant un énoncé, cherche les deux signatures : un rapport 3:1 trahit un croisement entre deux hétérozygotes ; un rapport 1:1 trahit un test-cross (hétérozygote × homozygote récessif). Reconnaître le rapport, c'est retrouver les génotypes des parents à l'envers.

🧩 Une souris noire (N dominant) est croisée avec une souris blanche (nn). La portée compte 4 souriceaux noirs et 4 blancs. Quel est le génotype de la souris noire ?

Intermédiaire

🧩 Deux parents porteurs sains de la mucoviscidose (Mm, allèle m récessif responsable de la maladie) attendent un enfant. Quelle est la probabilité que l'enfant soit malade ? Qu'il soit porteur sain comme ses parents ?

Concours

6L'hérédité du sexe

Mère XXPère XYdonne Xdonne X ou YXXfilleXYgarçon
La mère donne toujours X ; le père donne X (fille) ou Y (garçon) : c'est lui qui décide, 50/50.

Sur nos 23 paires de chromosomes, 22 sont des autosomes (identiques chez les deux sexes) et une paire forme les chromosomes sexuels. La femme possède deux X (XX), l'homme un X et un Y (XY). C'est le père qui détermine le sexe : la mère ne donne qu'un X, tandis que le père donne un X (→ fille XX) ou un Y (→ garçon XY), à parts égales. D'où un rapport 1:1 de garçons et de filles, comme dans un test-cross.

Le chromosome X porte de nombreux gènes sans équivalent sur le petit chromosome Y : ils sont dits liés à l'X. Conséquence spectaculaire : chez un garçon (XY), un allèle récessif porté par son unique X s'exprime toujours, faute d'un second X pour le masquer. Les maladies récessives liées à l'X frappent donc bien plus souvent les garçons, les filles ayant besoin de deux allèles atteints (un par X) pour être malades.

Deux exemples classiques : le daltonisme (confusion des couleurs) et l'hémophilie (défaut de coagulation), tous deux récessifs liés à l'X. Une mère porteuse (X^A X^a, saine car son second X compense) transmet l'allèle atteint à la moitié de ses fils, qui seront malades, et à la moitié de ses filles, qui seront porteuses. C'est ce qui a fait de l'hémophilie la « maladie des familles royales », transmise par des reines porteuses.

Pour le futur médecin

Le conseil génétique repose entièrement sur ces croisements. Face à un couple, le médecin construit un échiquier de Punnett pour chiffrer un risque : deux porteurs sains d'un allèle récessif (mucoviscidose, drépanocytose) ont 1 chance sur 4 d'avoir un enfant atteint à chaque grossesse. Pour une maladie liée à l'X comme l'hémophilie, il vérifie si la mère est porteuse : ses fils ont alors 1 risque sur 2. La drépanocytose est un cas subtil : les hétérozygotes sont non seulement sains, mais protégés contre le paludisme — un avantage qui explique la fréquence de l'allèle en zone tropicale. Lire un arbre généalogique et poser le bon Punnett est une compétence clinique quotidienne.

Le piège du sexe des porteurs

Pour une maladie liée à l'X, ne compte jamais les garçons et les filles ensemble. Un garçon n'a qu'un X : un seul allèle atteint suffit à le rendre malade. Une fille a deux X : il lui faut deux allèles atteints pour être malade, sinon elle n'est que porteuse saine. Traiter garçons et filles à l'identique fausse tout le raisonnement.

🧩 Pourquoi est-ce le père, et non la mère, qui détermine le sexe biologique de l'enfant ?

Facile

🧩 Une femme porteuse du daltonisme (X^D X^d, D vision normale dominante, d daltonien récessif) a des enfants avec un homme à vision normale (X^D Y). Quelle proportion des garçons sera daltonienne ? Et des filles ?

Concours

Vu au concoursLe porteur sain

Le scénario préféré du concours : deux parents sains ont un enfant malade. Conclusion imposée — la maladie est récessive, et les deux parents sont hétérozygotes (Aa). Risque pour chaque enfant suivant : 1 sur 4.

7Mutations et maladies génétiques

Une mutation est une modification de la séquence de l'ADN — une « faute de frappe » dans le texte génétique. Elle peut toucher un seul nucléotide (mutation ponctuelle) ou des segments entiers de chromosome. Elles surviennent spontanément lors de la copie de l'ADN, ou sous l'effet d'agents mutagènes (UV, radiations, substances chimiques). Loin d'être toujours néfastes, elles sont le moteur de l'évolution : la plupart sont neutres, certaines délétères (elles causent une maladie), de rares avantageuses.

Quand une mutation touche un gène essentiel, elle peut engendrer une maladie génétique héréditaire, transmissible selon les lois de Mendel. La mucoviscidose résulte d'une mutation d'un gène autosomique récessif : deux porteurs sains (Mm) risquent 1/4 d'enfant malade. La drépanocytose provient d'une mutation ponctuelle d'un seul nucléotide dans le gène de l'hémoglobine, qui déforme les globules rouges en faucille — l'énorme conséquence d'une minuscule erreur.

Autre versant clinique : les groupes sanguins ABO, gouvernés par un gène à trois allèles (A, B, O). A et B sont codominants (exprimés ensemble → groupe AB), O est récessif vis-à-vis des deux. Ce système montre que la génétique réelle dépasse le simple couple dominant/récessif : un gène peut avoir plus de deux allèles, et deux allèles peuvent s'exprimer simultanément.

Génotype(s)Groupe sanguin (phénotype)
-----------------------------------------
AA ou AOA
BB ou BOB
ABAB (codominance)
OOO

La codominance, au-delà de Mendel

Dans le système ABO, A et B ne se masquent pas : un individu AB exprime les deux antigènes à la fois. C'est la codominance, distincte de la dominance simple. Le groupe O, lui, est récessif : il faut deux allèles O (génotype OO) pour l'obtenir. Voilà pourquoi deux parents de groupe A peuvent avoir un enfant O, s'ils sont tous deux AO.

🧩 Un père de groupe sanguin AB et une mère de groupe O ont un enfant. Quels groupes sanguins l'enfant peut-il avoir ?

Intermédiaire

🧩 Deux parents de groupe A ont un enfant de groupe O. Quels sont les génotypes des parents, et quelle était la probabilité d'un enfant O ?

Concours

Les erreurs qui coûtent des points

Confondre génotype et phénotype

le génotype est le texte des allèles (Bb) ; le phénotype est l'aspect observé (yeux bruns).

Mélanger deux lettres pour un gène

un gène = une lettre, majuscule (dominant) et minuscule (récessif) ; jamais A et b ensemble.

Croire qu'homozygote = dominant

homozygote signifie « deux allèles identiques », y compris récessifs (bb).

Oublier qu'un dominant cache deux génotypes

un phénotype dominant peut être BB ou Bb ; seul le récessif est certain (bb).

Compter garçons et filles pareil pour l'X

un garçon (un seul X) est malade avec un allèle ; une fille en faut deux.

Additionner mal les proportions du Punnett

Aa × Aa donne 3:1 en phénotype, mais 1:2:1 en génotype, ne les confonds pas.

Ignorer la codominance

dans le groupe ABO, A et B s'expriment ensemble (AB) : ce n'est pas de la dominance simple.

Points clés à retenir

  • Un gène a plusieurs versions (allèles) ; dominant en majuscule (A), récessif en minuscule (a), à son locus.
  • Génotype = allèles portés (Bb) ; phénotype = caractère observé (yeux bruns) ; un dominant peut cacher deux génotypes.
  • Homozygote = deux allèles identiques (AA ou aa) ; hétérozygote = deux allèles différents (Aa), porteur sain.
  • Lois de Mendel : les allèles se séparent à la méiose et se recombinent au hasard à la fécondation.
  • Échiquier de Punnett : Aa × Aa → rapport phénotypique 3:1 (génotypique 1:2:1) ; test-cross Aa × aa → 1:1.
  • Hérédité du sexe : XX = fille, XY = garçon, déterminé par le père ; maladies liées à l'X frappent surtout les garçons.
  • Mutations : neutres, délétères (mucoviscidose, drépanocytose) ou avantageuses ; base du conseil génétique et des groupes sanguins.

Le chapitre en 8 points

Récap animé— Génétique et hérédité en 8 points

01 / 08

Gène et allèle

Un gène est une recette ; ses versions différentes sont les allèles, dominant ou récessif.

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